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Escalade aux Grands Jardins 2008 | |||||||
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Accueil > Alpinisme > Escalade aux Grands Jardins 2008 Je retrouve un compagnon de cordée du bon vieux temps.
Voilà que nous nous retrouvons Jacques Lamontagne et moi dans le secteur des parois de Saint-Urbain pour une fin de semaine d'escalade. Malgré une météo qui s'annonce plus ou moins bonne, la journée de samedi nous permettra de faire deux escalades. Dans l'ensemble, cependant, ce congé nous permettra avant tout de renouer et de pratiquer ensemble cette activité qui a littéralement forgé notre amitié, amitié qui date de 31 ans déjà. C'est donc le vendredi soir tard que nous parvenons à la noirceur au refuge de l'Eudore, pour prendre un repas bien arrosé et nous rappeler nos vieux souvenirs d'escalade. En effet, il y a fort longtemps que nous nous étions trouvés encordés ensemble. Etait-ce lors du tournage du film "Trinité"? Quoiqu'il en soit, cela fait longtemps, sans nul doute trop longtemps déjà. Malgré l'heure tardive du coucher, une nuit confortable nous permet d'aborder reposés dès 8 heures le lendemain matin une première voie de réchauffement au mont de l'Ours. Ouf. En ce qui me concerne, du moins, la souplesse n'est plus aussi bonne qu'elle était. C'est l'inexorable constat. Qu'à cela ne tienne, nous parvenons au sommet en des temps fort raisonnables. La descente en rappel effectuée, nous passons au projet suivant; celui du mont du Gros-Bras, un peu plus sérieux. Jacques s'est ainsi porté volontaire pour faire la voie en entier en tête. Je me trouve en manque de forme et de confiance pour grimper en tête. En fait, en tête, je n'aurai grimpé que deux seules petites longueurs faciles. Sur les coups de midi, Jacques aborde la première longueur. Il surmonte donc les plus difficiles trois premières longueurs, et je le suivrai sans problème, si ce n'est que les pieds me semblent anormalement serrés et endoloris dans mes chaussons d'escalade. C'est une vraie torture. Néanmoins, nous grimpons régulièrement, progressons bien et le projet s'empochera probablement en des temps fort raisonnables. La suite serait une partie de plaisir s'il n'y avait pas la petite fatigue qui commencerait à se faire sentir en nos corps moins en forme qu'ils n'ont déjà été. En fin de cinquième longeur, une belle grande vire nous accueille le temps de prendre un cours repos. Nous savourons ainsi quelques uns des bleuets dont est largement pourvu cette vire. La dernière longueur et une toute petite longueur de sortie effectuée, enfin, nous nous félicitons mutuellement au sommet. Il est 17h16. En allant vers la droite, nous rejoignons le couloir de descente et pouvons revenir à la base de la montagne en quelque quarante minutes. Nous retrouverons ensuite le refuge pour un bon repas et célébrer, cette fois, non plus nos retrouvailles, mais le succès de nos deux escalades de ce jour. La conclusion est quand même heureuse. Nous ne sommes pas totalement rouillés et encore pouvons goûter ce si savoureux plaisir de nous trouver en montagne et de dominer des paysages grandioses. La fatigue se faisant sentir en cette fin de journée, c'est dans un profond sommeil que nous sombrons la nuit venue. Le lendemain se promettant pluvieux, nous revenons tôt à Québec pour partager une autre des passions qui nous anime en faisant un tour de voile. Bilan de cette fin de semaine; amitié retrouvée, puis plaisir et passion partagés une nouvelle fois encore. | |||||||
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