12 septembre 2004. C'est le marathon de Montréal, mon troisième marathon de l'année.

Marathon de Montréal 2004

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12 septembre 2004. C'est le marathon de Montréal, mon troisième marathon de l'année.

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C'est sur une ligne droite du circuit de Formule 1 Gilles Villeneuve, filant à une vitesse de plus de... bon, disons que je devais faire autour de 10 km/h....

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...que j'ai rencontré Michel, de mon club de course à pied!

Malgré le peu d'entrainement de l'été 2004, le début de l'automne me voit réaliser, à allure plus réduite, certes, une belle série de trois marathons sur une période de vingt-neuf jours. Un vrai circuit touristique qui me permettra de voir Québec, Montréal et Toronto.

Ce dimanche matin dans le métro de Montréal, la cohue des passagers contraste avec celle du lundi matin. La plupart des passagers portent chaussures de course à pied, shorts, T-shirt et un numéro de dossard au poitrail. Raison? Elémentaire, cher Watson; il y a du marathon dans l'air par ici. Amenez-les vos kilomètres, on va vous les avaler.

Le plaisir se trouve vraiment de la partie car un magnifique soleil nous accueille à la sortie du métro à l'île Sainte-Hélène, peu avant de rejoindre le départ sur le pont Jacques-Cartier. Enfin, là, le coup de départ est bientôt annoncé et la foule de quelque 850 coureurs s'élance pour descendre et faire le tour de l'Ile Sainte-Hélène en un premier temps, puis l'Ile Notre-Dame et le circuit Gilles Villeneuve en deuxième lieu.

Je prévois, ou devrais-je dire, désire faire un temps de 4 heures. Qui veut aller loin ménage sa monture, comme on dit et il se trouve que j'aurai peut-être l'occasion de faire le marathon de Toronto deux semaines plus tard. Il s'agit de me garder des forces pour cette nouvelle et éventuelle partie. Ainsi, je trotte l'esprit libre, sans mettre trop d'efforts, en savourant le beau soleil et le paysage.

Et là, tiens, tiens, je reconnais tout de suite au travers des coureurs un petit uniforme de mon club de course à pied de "La Foulée". Il s'agit de Michel, en compagnie duquel je fait quelques centaines de mètres tout en prenant quelques photos.

Le parcours des deux iles terminés, nous traversons un pont pour revenir dans l'île même de Montréal. Au semi marathon, les quartiers de Verdun et de la Pointe Saint-Charles nous accueillent avant de nous voir faire une boucle autour du parc Angrignon. De là, le retour vers le centre de Montréal commence.

Plus qu'une douzaine de kilomètres. Mais... ouf! Cette chaleur persistante que le beau soleil produit me les fait trouver plutôt difficiles. Je ne dois pas être le seul à penser ainsi. Il fait vraiment chaud. Comme quoi ce soleil peut certainement être un ennemi parfois. Et comme quoi, il ne faille jamais prendre un marathon à la légère. Au moment où l'on s'y attend le moins, la contre-performance peut frapper. D'une certaine façon, il est cependant bien qu'il en soit ainsi. Ou se trouverait le suspense si la partie était toujours gagnée ou prévue d'avance?

Enfin, comme toute chose, les minutes passent et avec elles, les kilomètres. Après une dernière petite côte bien pénible qui termine de m'user le corps, les dernières centaines de mètres me font amener devant la dernière ligne droite avant la ligne finale. Le chronomètre marque 3 heures 48 comme je laisse mon dernier gros ouf final.

Une fois chip rendu, médaille récupérée, lunch pris et mes affaires récupérées, aye, aye, une dernière petite course arrive au programme; revenir au trot à Berri de Montigny pour ne pas manquer l'autobus de 13 heures...

 

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