11 septembre 2005. Le trajet du marathon de Montréal est modifié. La fin, dans le stade Olympique, ajoute un cachet particulier.

Marathon de Montréal 2005

Accueil

Journal de mission
Course à pied
Ski de randonnée
Alpinisme
Voile
Ecrits
Diaporamas

Programmation

Carnet des invités

Accueil > Course à pied > Marathon de Montréal 2005

11 septembre 2005. Le trajet du marathon de Montréal est modifié. La fin, dans le stade Olympique, ajoute un cachet particulier.

marathon_montreal_2005_1.jpg

Peu après le fil d'arrivée, dans le stade Olympique.

Les 13 premiers kilomètres du marathon de Montréal sont communs à ceux de 2004; le parcours fait le tour de l'ile Sainte-Hélène, puis du circuit Gilles Villeneuve avant d'entrer en ville. La suite diffère. Nous revenons dans le centre-ville faire un aller retour sur Sainte-Catherine et Maisonneuve, une boucle vers le nord et enfin, le tour du jardin botanique avant d'entrer finalement dans le stade Olympique.

Beaucoup de collègues du club de course La Foulée de Québec se retrouvent ainsi sur le pont Jacques Cartier à partager leur plan d'attaque en ce beau matin ensoleillé. Le plus surprenant est que la plupart a couru le marathon de Québec il y a deux semaines. Tout le monde est bien fébrile.

Le coup de départ est donné. Le plaisir commence. Je fais équipe avec Michel. Notre plan à nous est de tenir un rhytme de 5 minutes au kilomètre pour un honorable 3 heures trente. La suite dira que je visais un peu haut. Les marathons sont toujours comme ça; une surprise peut toujours se présenter, le suspense est de la partie et rien n'est à prendre à la légère.

Notre équipe de deux devient rapidement une de trois comme un autre collègue du club, Denis, se met de la partie. Nous courons ainsi une bonne vingtaine de kilomètres de façon très disciplinée, faisant relais et nous passant tour à tour la bouteille aux points d'eau.

Gilles, un autre collègue du club, se met de la partie pour courir avec nous un cinq kilomètres et nous encourager. A partir du kilomètre vingt-cinq, notre groupe de trois s'éclate lentement. Michel s'envole lentement devant. Et je dois lentement laisser Denis. Au kilomètre vingt-neuf, je rencontre mon épouse Chantal et tante Thérèse, venues toutes deux m'encourager. Vers les kilomètres trente, trente-deux, la chaleur commence à me taper quelque peu sur le système. J'ai beau essayer de le tenir, mon rhytme diminue inexorablement. Inutile de me faire des idées, c'est raté pour le 3h30. Mais ça ne fait rien, il ne faut pas se décourager et je tiendrai bon jusqu'au bout.

Un long faut-plat du 37 au 39 sont durs sur le moral. Enfin, à partir du quarantième, le terrain va en descendant et la vue du mat du stade attire comme le terme des souffrances. Enfin, c'est l'entrée dans le stade. Magnifique. Il n'y a pas à dire, cela fait une sacré belle fin de marathon. Les quelques derniers deux cent mètres dans le stade sont un vrai plaisir.

Ouf, le fil d'arrivée passé, j'enfile verre après verre de jus. Une bonne assiette de nourriture me rassasie bientôt. Le plaisir de la course prend là une nouvelle tournure. Malgré un modeste 3h44, je suis bien satisfait de ma course.

Dans le stade, la fête est de la partie. Un orchestre s'exécute et anime la foule. Les gens vont, viennent et finissent de partager en groupe le plaisir d'une belle journée.

 

Haut de page

Tous droits réservés © 2003-2006 Gaétan Martineau