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Marathon de Paris 2002 | |||||||
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Accueil > Course à pied > Marathon de Paris 2002 Avril 2002. Pour des raisons professionnelles, je me trouve à Paris pour deux semaines. Comme par hasard, c'est aussi le moment du marathon de Paris. Malheureusement, le moment coïncide fort mal avec mon calendrier d'entraînement.Vais-je résister à la tentation de participer? La réponse est non.
Dimanche 7 avril, nous nous retrouvons 26 ou 28 milles coureurs à prendre place au départ sur les Champs-Elysées, près de l'arc de Triomphe. Le temps est bon, il fait beau. A 9 heures, le départ est sonné. L'excitation est à son comble. La mer humaine des coureurs commence à se mouvoir lentement. C'est 7 ou 8 minutes après le top du départ que je peux franchir la ligne de départ. C'est parti! Magnifique. Le mot n'est pas trop fort pour décrire ce que ce peut être pour un marathonien de dévaller les Champs-Elysées jusqu'à la Place de la Concorde. Nous contournons l'Obélisque par la droite. Et puis nous remontons la rue de Rivoli, et avec elle, le musée du Louvres. Un ou plutôt deux kilomètres défilent ainsi. On imagine que la personne parcourant tous les couloirs du Louvres doit bien faire son Marathon elle aussi tant le batiment impose de par sa grandeur. Peu après, nous passons l'hotel de ville de Paris. Puis nous arrivons à la Place de la Bastille. C'est le kilomètre 6 et, à ce que je me rapelle, aussi le premier ravitaillement. Tout autour de moi n'est toujours qu'une véritable mer de coureurs. Je cours avec en main un petit apparei photo jettable. J'ai fait quelques clichés et aimerais maintenant ranger le petit appareil dans la tige de ma chaussette. La manipulation exige que je me range sur le coté pour m'arrêter. Sinon, je pourrais vraiment nuire à la circulation. Je cours à un rythme raisonnable et vise un temps de quatre heures, soit douze minutes de plus que mon premier marathon. Ce marathon de Paris, après tout, correspond à mon entrainement quasi-sacré du dimanche avec le club La Foulée. Et tant qu'à faire 30 km, me suis-je dit, pourquoi pas en faire 42? J'en ferai 42, d'acord, mais espère terminer en assez bonne forme pour faire mes 30 km le dimanche prochain. Aussi, je sauve mes forces pour la fin de semaine suivante et à ce titre, mon premier marathon est expérience qui me conseille bien. Inutile de courrir trop vite dès le début. Il faut épargner ses forces. Au km 9 environ, nous croisons la Place de la Nation. Puis nous sortons de Paris pour entrer en l'un de ses deux plus grands espaces verts, le Bois de Vincennes. Une boucle nous ramène dans Paris. C'est le semi-marathon. Je suis dans les temps. Je me sens bien. En forme. J'ai le sentiment de faire, à 43 ans, ce qu'il faut pour qu'il me reste encore une moitié de vie aussi palpitante à vivre que ne le fut la première. Je suis en santé. Heureux. Y penser avec un peu d'accent me fait venir les larmes aux yeux. Un marathon, c'est merveilleux. La force me donne des ailes et c'est un sentiment exaltant. Pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs qu'à ce marathon de Paris. Nous descendons la Seine en suivant sa Rive droite. Les tunnels résonnent de nos cris d'encouragements. Celui où est décédé Lady Diana, il y a maintenant cinq ans, est aujourd'hui place de bonheur. On chante, on crie, on s'amuse. Et on court. Je claque dans les mains. Le rythme est parti. Tout le monde claque dans les mains! Puis la grande dame nous accueille. Au km 30, la tour Eiffel est là, à notre gauche. Je suis toujours dans les temps prévus. Et je me sens bien. Il serait temps pour moi, alors, de mettre la gomme un peu. Et de faire un petit peu mieux que ces 4 heures prévues. J'augmente le rythme. A ce stade-ci du marathon beaucoup de coureurs semblent terrassés par la fatigue. Je passe beaucoup de gens qui semblent usés par l'effort. Nous entrons dans le Bois de Boulogne, y faisons une boucle. Km 37, km 38... C'est incroyable, meme a 40 kilomètres du départ, les coureurs sont toujours si serrés qu'il est même problématique de les dépasser. Mon temps ne sera pas meilleur que celui de Québec. Petite déception. Secrètement, j'espérais faire un tout petit peu mieux. Et puis nous débouchons du Bois pour passer un rond-point et entrer sur l'avenue Foch. km 42! L'arrivée est juste devant. La mer de gens du départ se retrouve ici. Je franchis l'arrivée. Le chrono marque 3H59 et ma montre, 3h52. Un regard sur internet confirmera que Ce sera là mon temps officiel. C'est gagné. Diable que je suis heureux. La forme n'est pas trop mauvaise. Je retrouve mes affaires, m'étire un peu dans l'herbe et me rhabille avant de prendre le RER pour revenir vers les Halles. Direction? Mais diable, le restaurant, voyons! C'est pas parce que je suis tout seul qu'il ne faille pas fêter ça! Je retrouve le restaurant de mes habitudes. On me reconnait et me félicite. Qui dit que Paris est si impersonnelle? A table, je raconte mon bonheur avant de commander un bon repas bien mérité. Soupe à l'oignon, moules marinières et frites avec un demi-litre de vin me font savourer encore la victoire. Et après ça, je trouve un café internet pour partager mon bonheur avec mes amis! Comme on dit dans le club La Foulée; C'est beau, la "gang"! | |||||||
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