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Indonésie 2003 | |
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Accueil > Journal de mission > Indonésie 2003 Deltas, jungle et ville. Bornéo et Jakarta.
Jour 6: 22 février (Soirée à Balikpapan) : Après la continuation normale du travail, le fait marquant de ce jour fut notre tournée à Balikpapan afin de savourer une dernière soirée dans le confort. Nous avons ainsi tous quitté le camp vers le milieu de l'après-midi et, après deux heures de route, avons rejoint Balikpapan où une confortable chambre d'hotel attendait chacun. De quoi vous refaire un moral avant le plus difficile et spartiate départ en mer. Apéro au bar de l'hotel, discussions entre prospecteurs puis une bonne table et un vin aussi excellent ont d'abord meublé la soirée. Mais le meilleur, à mon avis, tout au moins, restait cependant à venir. Nous nous sommes ainsi tous retrouvés au Bornéo, un bar que j'ai retrouvé à peine changé depuis mon dernier passage en cette ville. C'est toujours aussi endiablé. Un orchestre et trois chanteuses en mini-jupes animent la salle déjà passablement réchauffée. La salle est sombre, la musique est forte. On trinque, on discute et c'est le temps de sortir mes trois ou quatre mots d'indonésien. Aucun problème. Disons que la contrainte du vocabulaire s'estompe par le fait qu'ici, hum, le langage est surtout corporel. Ainsi, après deux ou trois échanges de regard, Leïa, une belle et menue Indonésienne, ce qui doit être un pléonasme, décide de faire équipe avec moi pour la soirée. J'apprends qu'elle vient de Surabaya. Le reste, disons que je le vois. Toute menue, elle m'arrive juste à hauteur de poitrine. Ses cheveux noirs et courts, tout fraichement et impeccablement coiffés, lui donnent un air soigné semblant aller de pair avec de fines lunettes ovales qui lui donnent en outre un drôle de petit air intello. Dans chaque oreille, trois fines petites boucles dorées semblent être expréssément assorties avec ses lunettes. Une petite camisole rouge dissimule sa délicate poitrine et plus bas, un jean bien moulé fait perdre l'imagination. Disons que le seul attribut qui ne lui soit pas menu doit être ce grand sourire éclatant qui semble périodiquement s'agrandir pour occupper presque tout son visage. Elle m'amène vers la piste de danse et là, on s'éclate tous les deux deux ou trois heures durant. On danse, on danse et on danse encore. Vers deux heures du matin, je baise la main de ma partenaire avant de lui faire mes brusques aurevoirs de rustre, sauvage et fidèle homme marié. Leïa ne semble pas trop mal prendre mon départ. J'espère que son souvenir sera aussi agréable que le mien. Dans la nuit de Balikpapan, assis derrière un motocycliste qui s'est improvisé taxi, je retourne vers mon hotel. Je m'agrippe au siège. L'air tropical de cette chaude nuit me fouette les cheveux. Je suis ailleurs. Je me sens loin. Comme dans un roman d'aventures. Je flotte comme sur un nuage. | |
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