Trois belles journées de randonnée à ski en solitaire

Réservoir Gouin 2005

Accueil

Journal de mission
Course à pied
Ski de randonnée
Alpinisme
Voile
Ecrits
Diaporamas

Programmation

Carnet des invités

Accueil > Ski de randonnée > Réservoir Gouin 2005

Trois belles journées de randonnée à ski en solitaire

left Jour right 1 2 3 4 5 6

depart_autobus.jpg

A Québec, au départ.

descente.jpg

A la descente du train, en pleine forêt et en pleine nuit. Le bonheur des vacances.

cuisine.jpg

La cuisine est ici toute simple. Il s'agit de démarrer le petit poêle à naphte, de faire bouillir l'eau et d'insérer ensuite un demi litre d'eau dans un sachet, d'y mettre deux bonnes cuillerées d'huile d'olive et attendre vingt minutes avant de manger. Le reste consiste à savourer de bonnes soupes chaude et de boire du thé chaud. L'essentiel est de bien s'hydrater et d'ingérer une bonne portions de lipides, élément nutritif de première importance afin de combattre le froid.

Jour 2: 23 février (Montréal à Oskelanéo) :

Bien tôt en cette journée de semaine, Montréal n'est pas encore obstruée par l'heure de pointe. En automobile, tante Denise rallie rapidement la Gare Centrale et m'y dépose gentiement. C'est là que je devrai attendre. Le train partira avec quelque une heure trente de retard. Accoudé à mon sac à dos et assis sur les sièges d'attente de la gare, mon allure de randonneur contraste encore avec celle des voyageurs et des passants, lesquels doivent se déplacer vers les bureaux avoisinnant de place Bonaventure. Ouais, la forêt autour n'en est pas une d'épinettes mais bien d'édifices...

Enfin, le reste de la journée me voit relaxer sur une banquette de train en attendant de parvenir enfin à destination. Et c'est qu'il en faut, du temps et de la patience car ce genre de trajet de chemin de fer doit sans doute être l'équivalent québécois du trans-sibérien russe. Depuis Montréal, il fait ainsi une grande boucle, une sorte de C inversé, pour ainsi traverser toute la Mauricie et parvenir enfin en toute fin de journée à Sennterre, porte d'entrée en Abitibi. Après Shawinigan et La Tuque, le chemin de fer pénètre au coeur de la Haute-Mauricie et s'arrête de petites bourgades tantôt indiennes, tantôt blanches en d'autre bourgades. Nous sommes ici au coeur de la forêt. Le seul moyen de transport, ici, est ce train. Et la motoneige, bien sûr.

L'autre chose amusante est de voir que le train se comporte comme une sorte d'autobus. On dit où l'on veut descendre et le train s'arrête. C'est aussi simple que cela.

Enfin, il doit être vers les huit heures du soir lorsque nous nous approchons d'Oskelanéo. Bien habillé et prêt à affronter le froid mordant, j'ai tout de même un petit trac de descendre dans la forêt à la noirceur, pour là simplement monter ma tente. Si le train avait pu partir à temps et arriver juste avant la tombée de la nuit afin que je puisse profiter des dernières clartés, ç'aurait quand même été plus confortable.

Et voilà. Le train s'arrête, je descends mes affaires et passe mon appareil photo au contrôleur qui prend un cliché avant de me remettre mon appareil, de fermer la porte et de crier le départ. J'avais le trac et poum, tout ça est parti comme par enchantement, effacé par ce magnifique sourire que je dois porter à la pespective de me faire de belles vacances sauvages.

Le train file au loin, s'éteint dans la nuit et je me retrouve seul. Quelle joie! Quelle beauté. La plein lune fait briller de milles éclats la blanche neige. On peut se demander ce qui scintille le plus en cette belle nuit d'hiver; est-ce le ciel étoilé, clair et noir d'encre ou la neige cristalline?

La forêt se trouve drapée de silence. On se croirait dans une église.

En quelques minutes ma tente est montée. J'y fait entrer mes affaires, gonfle mon matelas, sort le poêle et fait bouillir de l'eau.

J'aurai noté les commentaires suivants dans mon journal;

Départ. Tante Denise me mène à la gare. Train en retard. Départ 9h30. Arrivée à Oskelanéo à 19h40 environ. Belle lune. Bel endroit pour monter la tente. Pas de problèmes. Bouffe semble OK. Tout va bien Pris quelques photos. Température -15 Celsius. Position 18U 485197 5328322 (NAD1927).

 

Page suivante ; Haut de page

Tous droits réservés © 2003-2006 Gaétan Martineau